
Festival Musique Perigord Noir 2026 Affiche
Festival Musique Perigord Noir 2026 Affiche
Le voyage est une aventure et la musique un voyage ! Le monde est à la fois si proche, l’information nous parvient de toutes parts en quelques minutes, et lointain, car nombre de pays sont devenus difficiles d’accès du fait des guerres, des cataclysmes ou catastrophes climatiques, des contrôles douaniers accrus. Et la musique fait écho à ce paradoxe : nous la percevons dans son immédiateté sensible mais nous ressentons la distance née des harmonies ou des instruments qui ne nous sont pas familiers. « Tout un monde lointain … » évoque Dutilleux avec son concerto pour violoncelle.
Le Festival a souhaité cette année, après avoir parcouru l’an dernier l’espace méditerranéen, poursuivre ce voyage au long cours en ouvrant notre écoute à d’autres sensations ou esthétiques, au Japon, en Afrique, dans les Balkans ou chez le voisin anglais, si distant malgré ce seul petit bras de la Manche qui nous sépare, en Europe centrale (Autriche, Allemagne, Tchéquie) ou en Scandinavie. Les États-Unis ou la Russie, ces vastes empires auxquels nous nous heurtons si douloureusement, ne seront pas oubliés, tant pour le cinéma que pour le jazz. Enfin nous partirons en Italie, cette patrie musicale où l’on revient toujours si l’on évoque le temps du baroque et qui fut si souvent la destination principale du « Grand Tour » des jeunes artistes européens s’éveillant à la beauté et friands des traces de d’histoire antique. « Comme le génie, les voyages sont un don des dieux », s’exclamait l’écrivain Lawrence Durell. Le voyage intérieur de l’interprète et relevant de l’intime, le douloureux cheminement d’une mère face à la mort de son fils avec les Stabat Mater de Vivaldi et Pergolèse, ou la quête de soi-même de Schubert, le Wanderer dans le Winterreise, ce « voyage d’hiver » qui nous bouleverse par son âpreté et son humanité profonde, et plus largement le voyage dans le temps long que permettent la musique et ses interprètes quand les repères historiques se brouillent, seront les fils conducteurs d’une riche saison, en août et lors des « Vendanges du Festival » à l’automne.
L’Académie Baroque Internationale du Périgord Noir, placée sous la direction musicale d’Iñaki Encina Oyón, a choisi de nous faire entendre certaines des « Odes Royales » de Purcell, une plongée dans le coeur de la monarchie britannique à travers les plus belles et vastes partitions d’un des musiciens emblématiques du 17e siècle.
Les interprètes ou compositeurs qui nous feront vivre ce voyage sont tous exceptionnels : les musiciens de l’Opéra Royal de Versailles avec les voix émouvantes d’Eléonore Pancrazi et Théo Imart, la joueuse de koto virtuose Mieko Miyazaki & le Quatuor à cordes Yako, le toujours inventif Ensemble Diderot de Johannes Pramsohler, la viole inspirée de Lucile Boulanger et le théorbe de Gabriel Rignol, l’Ensemble Baroque du Périgord Noir émanant de l’Académie Baroque, Ballaké Sissoko poète de la kora et Vincent Segal au violoncelle, le Sirba Octet, héritier des grandes traditions klezmer et tziganes, Karol Beffa, génial improvisateur, dans la Croisière du Navigator ainsi que Le Cuirassé Potemkine, le pianiste-prodige Paul Lay et son Trio, Raphaël Jouan qui s’emparera du concerto pour violoncelle de Dvořák arrangé pour 5 violoncelles, la jeune violoncelliste star Anastasia Kobekina, la pianiste-poète Shani Diluka, le vibrant baryton schubertien Samuel Hasselhorn et le pianiste Ammiel Bushakevitz, l’un des rares quatuors à cordes féminins, le Quatuor Zaïde, interprétant une création mondiale du brillant compositeur Régis Campo, l’immense accordéoniste Richard Galliano en Trio.
Le Festival épouse les courbes de la Vézère et les lignes douces des collines du Périgord Noir pour vous faire participer à la découverte de cette région remarquable, avec ses étapes marquantes dans l’abbatiale grandiose et le village couvert de lauzes de Saint-Amand-de-Coly, les villages pittoresques d’Ajat et Fanlac, les Enfeux, la cathédrale et le centre culturel de Sarlat, ville médiévale unique, l’éblouissant château de Hautefort dominant le village, la ville ancienne de Montignac-Lascaux lovée sur les bords de la Vézère, le vieux bourg de Terrasson dominant la rivière et le merveilleux village de Saint-Léon-sur-Vézère aux deux châteaux et dont l’église romane est un cadre unique pour la musique de chambre.
Embarquons donc pour ce grand voyage à travers le temps et l’espace, grâce à votre complicité, à l’enthousiasme contagieux et passionné de l’équipe bénévole et professionnelle du Festival inscrivant son engagement dans la durée, et à nos partenaires publics qui nous font confiance depuis de longues années, soit l’Etat/DRAC Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département de la Dordogne et les diverses communes qui nous accueillent avec chaleur. Nous sommes tout particulièrement reconnaissants à nos mécènes pour leur soutien généreux : Le mécénat de la Caisse des Dépôts et le Fonds de Dotation du Périgord Noir ainsi que les autres mécènes qui vont nous rejoindre cette saison, sont à nos côtés et nous les en remercions vivement. Bon voyage !
Jean-Luc SOULÉ
Président du Festival et de l’Académie
Baroque Internationale du Périgord Noir

































