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Balade à vélo en famille dans la Vallée de l'Isle

Découvrez l'un de nos plus beaux itinéraires à vélo en Dordogne Périgord : château de Neuvic, moulin, caviar de Neuvic, marché de Saint-Astier... On vous dit tout sur les visites incontournables à faire en Vallée de l'Isle !

 

 

L’Isle aux trésors à vélo en famille

Quand Léa est montée sur son vélo en râlant, nous nous sommes dit que la journée pourrait être longue, aussi bien pour nos enfants, Léa la râleuse, donc, et Samuel le sportif, prêt à sprinter sans prévenir à chaque bout de ligne droite. Mais miracle, nous pédalons depuis 30 minutes, et l’harmonie s’est installée dans la famille.

La Véloroute de la Vallée de l’Isle agit comme une douceur sur les humeurs de notre fille rebelle. C’est même elle qui tend le doigt pour nous désigner une écluse que l’on ne peut soupçonner de la route. Nous en profitons pour faire une petite halte sous les fraîches frondaisons des marronniers. Le canal d’Annesse, creusé en 1830, nous attire autant qu’il nous intrigue par sa soudaine apparition.

 

Un itinéraire parfaitement balisé et sécurisé sous le soleil du Périgord

Amoureux du Périgord, nous avions déjà franchi le pas il y a deux ans pour admirer les paysages et le patrimoine bâti qui ont fait la réputation du département de la Dordogne. Lorsqu’on nous a conseillé de les redécouvrir à vélo, nous n’imaginions pas que le rythme du pédalage nous dévoilerait tant de charmes inconnus. Pendant que les enfants dévorent le pique-nique à pleines dents, assis dans l’herbe du bas-côté, nous apprenons dans un dépliant d’information que la Véloroute est, en fait la plupart du temps, une véritable voie verte tant nous croisons peu de véhicules  et qu’elle nous permet de parcourir plus de 100 km, de Trélissac, près de Périgueux, au Pizou, à la frontière de la Gironde !

Je souris à Jonathan, mon mari, en lui disant que nos ambitions seront plus modestes aujourd’hui, si nous ne voulons pas lasser nos mollets et nos impatients garnements. Il faut dire que notre progression se fait sans difficultés et sans transpiration, tant le tracé ne présente aucun effrayant dénivelé. Léa reste notre baromètre en la matière, et quand nous la voyons appuyer joyeusement sur les pédales, nous comprenons que le pari est gagné, la journée s’annonce radieuse sous le soleil du Périgord. Jonathan et moi pouvons nous détendre, l’itinéraire est parfaitement balisé et sécurisé.

 

© CDT Dordogne / Agence Les Conteurs - Jonathan Barbot

 

Des haltes gourmandes : caviar de Neuvic, produits du terroir, marché de St Astier...

Les abords de la Véloroute sont aménagés pour nous permettre des haltes régulières. Chacune d’entre elles se double d’une étape culturelle, grâce aux panonceaux verts judicieusement disposés, qui nous permettent de tourner le regard vers des perles du patrimoine, souvent négligées par les circuits touristiques. Châteaux perchés sur les collines qui escortent la vallée, moulins cachés dans une anse de la rivière, humbles chapelles bâties dans des hameaux paisibles, nous prenons le temps, loin du bruit des moteurs, de nous émerveiller devant cette profusion de découvertes. Même Sam en redemande sur les légendes des châteaux, lui qui n’est pas précisément fan des cours d’histoire au collège !

Des passerelles modernes permettent d’enjamber l’Isle sans efforts et de serpenter sans quitter la rivière des yeux. Sur la passerelle de Saint-Astier, Samuel pousse une exclamation en apercevant un banc de gros poissons – Jonathan pense que ce sont des carpes – qui remontent le courant. Sam n’est pas au bout de ses surprises quand il fait face aux esturgeons du domaine Huso, où l’on produit le caviar de Neuvic, un des plus réputés de France. Du caviar ! Comme pour les princesses russes ! Les yeux ronds de Léa augurent déjà de ce qu’elle pourra raconter à ses copines une fois rentrée à Québec !

Jonathan et moi, de notre côté, ne perdons pas une miette des autres atouts gastronomiques du Périgord qui s’offrent à nous, comme l’huile de noix aux reflets d’or produite au moulin de la Veyssière. Le marché coloré de Saint-Astier nous a procuré de quoi nous régaler d’un copieux goûter à base de produits locaux, sur les tables du site de Mauriac, où le château du XVIe siècle surplombe un barrage bouillonnant. Ça creuse, le vélo !

Mais les enfants en redemandent, nous n’en revenons pas, alors nous décidons avec Jonathan de pousser l’escapade jusqu’aux maisons doubleaudes, dont on nous a vanté l’architecture de torchis et de colombages. Nous apprenons que la Double est une forêt dont les sombres profondeurs auraient pu constituer le décor d’un conte des frères Grimm. Ses marais insalubres ont été asséchés au XIXe siècle, comme l’a raconté le romancier Eugène Le Roy – par ailleurs auteur de Jacquou le Croquant.

 

© Moulin de la Veyssière - Caviar de Neuvic

 

Visiter la Dordogne à vélo, un mix culturel, historique et gourmand !

La journée tire à sa fin, le soleil décline tranquillement dans l’axe de notre parcours, et nous décidons de faire une ultime halte au village de Sourzac, où la coquette église est perchée sur d’anciens remparts. La statue d’une vierge blanche, dressée à l’entrée d’une caverne, semble éternellement veiller sur les clapotis d’une fontaine pétrifiante. Léa nous fait rire en nous demandant si elle fait des miracles.

Pour que la journée soit totalement réussie, il ne nous manque plus que d’aller nous délasser dans un des nombreux restaurants qui ponctuent les alentours – Périgord oblige ! Notre choix se porte sur le Cilaos, près de la base de loisir de Neuvic. Le Paris-Brest revisité par les noix du Périgord a emporté l’adhésion unanime ! L’enthousiasme de notre petite troupe n’a pas faibli malgré les kilomètres, et Samuel et Léa rivalisent même d’imagination pour nous tracer le parcours du lendemain.

Décidément, la Dordogne à vélo nous procure des bonheurs et aventures inattendus !