Chemin d'Amadour en Dordogne. Etape Le Buisson de Cadouin - Belvès
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Chemin d'Amadour en Dordogne. Etape Le Buisson de Cadouin - Belvès

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Déclic & Décolle

Et si vous marchiez sur les traces des pèlerins du Chemin d'Amadour ?

Le train ralentit avant d’entrer en gare du Buisson-de-Cadouin. Devant vous, le parcours commence. Entre Cadouin et Belvès, chaque pas sur le Chemin d’Amadour révèle une nouvelle facette du Périgord : une forêt qui bruisse doucement, des villages où l’on prend le temps d’échanger quelques mots, des pierres chargées de légendes et un patrimoine qui se découvre sans jamais se presser. On vous emmène avec Justine, Hugo et leur fidèle Java sur cette étape où chaque détour réserve une belle surprise.

Rédigé par Hugo, Responsable création de contenu pour Dordogne Périgord Tourisme Publié le 10 septembre 2026
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Tout commence sur le quai de la gare du Buisson

Un aperçu en vidéo...
Et si vous marchiez sur les traces des pèlerins du Chemin d'Amadour ?

Quelques voyageurs descendent du train. Les sacs trouvent naturellement leur place sur les épaules, les bâtons sont prêts, les chaussures foulent enfin le quai. À vos côtés, Java, le Border Collie de vos compagnons de route, n’attend qu’une chose : partir explorer les sentiers.

C’est aussi ce qui fait le charme du Chemin d’Amadour. Ici, pas besoin de voiture. Le voyage commence dès la descente du train. En quelques minutes, le bruit des rails s’efface derrière vous pour laisser place aux chemins et villages du Périgord Noir.

On respire un grand coup. Devant, une journée de découvertes vous attend.

En quelques minutes, le bruit des rails s’efface derrière vous pour laisser place aux chemins et villages du Périgord Noir.

Urval, un village qui sait accueillir les marcheurs

Les premiers kilomètres s’égrènent tranquillement avant qu’Urval ne se dévoile au creux d’un vallon.

Le village invite naturellement à ralentir le pas. Les maisons en pierre, typiques de l’architecture périgourdine, se dressent autour de l’église Notre-Dame-de-la-Nativité. Derrière sa silhouette se cache une histoire vieille de près de mille ans. Son chœur du XIᵉ siècle, sa nef romane et ses anciennes chambres de défense rappellent qu’elle servait autrefois de refuge aux habitants lorsque le danger approchait.

Quelques mètres plus loin, impossible de manquer le four banal. Rare témoin de l’époque féodale, il rappelle qu’autrefois les villageois venaient y cuire leur pain en échange d’une redevance versée au seigneur. Chaque été, à l’occasion de la fête du village, il retrouve sa vocation d’origine et reprend du service.

Puis vient le moment de souffler. À proximité de la salle des fêtes, tout est pensé pour les randonneurs : tables de pique-nique, point d’eau, douches, livre d’or… On s’installe quelques instants, on échange un sourire, quelques conseils avec d’autres marcheurs. Pendant ce temps, Java profite lui aussi d’une pause bien méritée à l’ombre.

À Urval, on ne fait pas qu’une halte. On prend le temps de découvrir un village qui cultive autant son patrimoine que son sens de l’accueil.

À Urval, on ne fait pas qu’une halte. On prend le temps de découvrir un village qui cultive autant son patrimoine que son sens de l’accueil.

Bon à savoir

Le four banal d’Urval est l’un des rares encore en fonctionnement en Dordogne.
Chaque mois d’août, les habitants le rallument à l’occasion de la fête du village,
perpétuant une tradition vieille de plusieurs siècles.

Là où les pierres racontent encore des légendes

Le sentier s’élève doucement.

Peu à peu, la forêt de la Bessède enveloppe le chemin. Les rayons du soleil traversent les grands chênes, le chant des oiseaux accompagne chaque pas et seules quelques feuilles craquent sous les chaussures. Ici, on oublie facilement le temps.

Java prend un peu d’avance, s’arrête pour renifler une souche avant de revenir vers le groupe, comme pour vérifier que tout le monde suit.

Puis, au détour d’un sentier, une immense dalle de pierre apparaît entre les arbres. Le dolmen de Bonarme est là depuis plusieurs millénaires.

On le surnomme aussi le Pied de Vache. La légende raconte qu’une vache serait montée sur la table du mégalithe et y aurait laissé l’empreinte de ses sabots. D’autres aiment raconter qu’il s’agit plutôt… de la trace du Diable.

Vraie ou fausse, peu importe finalement. Face à ces pierres dressées depuis la Préhistoire, on comprend vite pourquoi tant d’histoires continuent d’alimenter l’imaginaire.

Puis, au détour d’un sentier, une immense dalle de pierre apparaît entre les arbres. Le dolmen de Bonarme est là depuis plusieurs millénaires.

Le saviez-vous ?

La Dordogne compte encore plus d’une centaine de dolmens.
De nombreux lieux-dits portant le nom de « Peyre« , qui signifie pierre en occitan,
rappellent aujourd’hui encore l’importance des mégalithes dans le paysage périgourdin.

Une halte où l'histoire rejoint la légende

Quelques kilomètres plus loin, la chapelle Notre-Dame de Capelou se dévoile au bord du chemin. À l’intérieur, la lumière traverse les vitraux colorés. L’un d’eux attire particulièrement le regard : il illustre le célèbre miracle de la vache guidant le berger jusqu’à la statue de la Vierge. Une manière originale de raconter, en images, l’histoire qui fait la renommée de Capelou.

En ressortant, prenez le temps de vous approcher de la fontaine. Alimentée par la source à l’origine de la légende, elle reste aujourd’hui un lieu emblématique du pèlerinage. Son murmure accompagne les visiteurs depuis des siècles et participe à l’atmosphère paisible qui règne ici.

Le pèlerinage de Capelou, mentionné dès 1153, est considéré comme le plus ancien du Périgord. La tradition raconte qu’un berger remarqua qu’une de ses vaches quittait chaque jour le troupeau pour rejoindre un buisson près de la source. En s’approchant, il y découvrit une statue de la Vierge. Transportée jusqu’à Belvès, celle-ci réapparut mystérieusement le lendemain à l’endroit même où elle avait été trouvée. Les habitants y virent un signe et décidèrent d’élever une chapelle en ce lieu.

Qu’elle soit portée par la foi ou par la simple curiosité, cette halte laisse rarement les marcheurs indifférents.

Qu’elle soit portée par la foi ou par la simple curiosité, cette halte laisse rarement les marcheurs indifférents.

Le conseil du guide

Avant de reprendre votre chemin, accordez-vous quelques instants près de la fontaine.
Entre le clapotis de l’eau, le calme des lieux et la fraîcheur des arbres,
c’est l’une des pauses les plus apaisantes de cette étape.

Le plaisir simple d'une étape partagée

En fin d’après-midi, le gîte de Saint-Pardoux-et-Vielvic apparaît enfin.

Les sacs glissent des épaules avec un soupir de soulagement. Les chaussures prennent un repos bien mérité. Installé sur les hauteurs, le gîte offre une belle vue sur la campagne environnante.

À une cinquantaine de mètres, un petit ruisseau serpente discrètement jusqu’à un magnifique lavoir restauré. Impossible pour Java de résister à l’appel de l’eau. En quelques secondes, le Border Collie s’y rafraîchit avec enthousiasme… avant d’éclabousser généreusement ses maîtres, déclenchant quelques éclats de rire. Une scène simple, spontanée, qui résume parfaitement l’esprit de cette aventure.

De retour au gîte, les discussions s’engagent naturellement avec les autres randonneurs. On échange les impressions de la journée, quelques conseils pour la suite du parcours ou les belles découvertes du chemin.

Ces instants font partie du voyage. Ils rappellent que le Chemin d’Amadour est aussi une aventure humaine, faite de rencontres, de partage… et de petits souvenirs que l’on n’avait pas prévus.

le Chemin d’Amadour est aussi une aventure humaine, faite de rencontres, de partage… et de petits souvenirs que l’on n’avait pas prévus.

Belvès, la récompense au bout du chemin

Au loin, les premiers clochers émergent au-dessus des toits. Plus aucun doute, Belvès est tout proche.

En franchissant les portes de cette cité médiévale, l’effort laisse rapidement place à l’émerveillement. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Belvès dévoile un patrimoine remarquablement préservé. Les ruelles pavées et les maisons de pierre racontent plusieurs siècles d’histoire et, sous l’imposante halle du XVᵉ siècle, on imagine facilement l’animation des anciens jours de marché.

Levez les yeux. Les sept clochers qui dominent le village lui ont valu le surnom de « cité aux sept clochers » et rappellent l’importance qu’a longtemps occupée Belvès dans le Périgord.

Après la marche, quel plaisir de s’installer à la terrasse d’un café, de prendre le temps de déambuler dans les petites rues ou simplement de profiter de l’atmosphère paisible qui règne ici. C’est aussi le moment de pousser la porte de l’Office de Tourisme. On y partage ses impressions, on glane quelques bonnes adresses et, souvent, on repart avec une seule envie : prolonger l’aventure sur le Chemin d’Amadour.

Belvès n’est pas seulement une arrivée. C’est une destination où l’on a envie de s’attarder un peu plus longtemps.

Après la marche, quel plaisir de s’installer à la terrasse d’un café, de prendre le temps de déambuler dans les petites rues ou simplement de profiter de l’atmosphère paisible qui règne ici.

Il est déjà temps de reprendre le train…

Quelques minutes plus tard, vous retrouvez le quai de la gare de Belvès. Le train approche doucement.

Les chaussures portent encore la poussière des sentiers. Les jambes se souviendront sans doute des montées. Mais ce sont surtout les images qui restent : le silence de la forêt de la Bessède, les pierres mystérieuses de Bonarme, la quiétude de Capelou, l’accueil chaleureux d’Urval, les ruelles de Belvès… et tous ces petits instants qui donnent à cette étape son caractère si particulier.

Le Chemin d’Amadour ne relie pas seulement des villages. Il relie des paysages, des histoires, des rencontres et des émotions.

En repartant, une seule idée vous accompagne déjà. Revenir.

Le Chemin d’Amadour ne relie pas seulement des villages. Il relie des paysages, des histoires, des rencontres et des émotions.

Plus d'informations

Cette étape du Chemin d’Amadour traverse la forêt de la Bessède, le village d’Urval, le site de Capelou et rejoint Belvès, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Grâce aux gares situées au départ et à l’arrivée, il est facile de vivre cette expérience en itinérance, sans utiliser sa voiture.

  • Départ : Gare du Buisson-de-Cadouin
  • Arrivée : Gare de Belvès
  • Niveau : Intermédiaire
  • Distance : 21 km environ
  •  Temps de marche indicatif : 4 h 15 (hors visites et pauses)
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