Il y a quelque chose d’un peu vertigineux, en arrivant au Balcon de l’Espérance. Pas seulement à cause des 90 mètres qui séparent l’établissement de la Dordogne en contrebas. C’est autre chose. C’est la sensation que l’endroit a une histoire longue, une mémoire dense, et que vous en faites partie dès que vous franchissez le seuil.
Avant d’être un hôtel-restaurant, c’était une guinguette en bois, dans les années d’après-guerre. Un lieu de fête et de plaisir populaire, qui aurait même accueilli Joséphine Baker à plusieurs reprises. Sous les pieds, à l’occasion de travaux routiers, on a retrouvé des silex néandertaliens, trace d’une présence humaine bien plus ancienne encore. À Limeuil, l’histoire remonte loin.
Rachid et Emmanuelle, eux, ont repris les lieux en 2018. Anciens agriculteurs, leur ferme est encore visible depuis la terrasse, ils ont ouvert début 2020, dix jours avant le confinement. Un début difficile, pour le moins. Mais ils ont tenu. Ils ont construit, peu à peu, quelque chose qui leur ressemble : franc, chaleureux, sans chichi.
On veut que les gens se sentent comme à ma maison ici. C’est le plus beau compliment que l’on puisse nous faire

































