Il y a dans l’histoire de l’Auberge de la Petite Reine un détail qui dit beaucoup. Caroline y avait déjà travaillé, dans sa jeunesse, comme femme de chambre. Elle connaissait les couloirs, les chambres, la lumière du matin sur le parc. Des années plus tard, c’est elle qui en tient les clés, avec David, son mari. Lui aussi connaissait les lieux, pour y avoir séjourné dans sa jeunesse. Ce genre de retour ne s’improvise pas. Il faut que l’endroit vous ait marqué.
Quand on les voit évoluer dans l’établissement, David qui disparaît en cuisine, Caroline qui accueille, qui organise, qui connaît chaque client presque avant qu’il ait posé sa valise, on comprend que l’Auberge de la Petite Reine n’est pas un banal projet hôtelier. C’est une affaire de famille, au sens plein du terme. Ils sont arrivés du nord de la France en 2004 pour reprendre un établissement dans le coeur historique de Belvès. Mais ici, il y avait de l’espace, de la lumière, deux hectares de Périgord Noir et quelque chose qui ressemblait à ce qu’ils voulaient vraiment construire.
Depuis, ils ont agrandi trois fois. 30 chambres à l’origine, 72 aujourd’hui, plus haut de gamme. Mais l’esprit, lui, n’a pas bougé.



































