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Découverte de la cité médiévale d'Issigeac

Pédestre à Issigeac
1.1 km
à pied
45min
Très facile
  • Découvrez la cité médiévale d'Issigeac grâce à un parcours en plusieurs étapes qui vous permettra d'en découvrir ses richesses. De forme circulaire, du fait de son ancien rempart, Issigeac vous invite à flâner et à vous perdre dans ses ruelles qui se croisent et s'entrecroisent au gré de vos envies.
    Issigeac est également un village animé par ses nombreux commerçants et artistes, charmés par notre cité. De nombreuses animations viennent dynamiser le centre-bourg et attirent des visiteurs...
    Découvrez la cité médiévale d'Issigeac grâce à un parcours en plusieurs étapes qui vous permettra d'en découvrir ses richesses. De forme circulaire, du fait de son ancien rempart, Issigeac vous invite à flâner et à vous perdre dans ses ruelles qui se croisent et s'entrecroisent au gré de vos envies.
    Issigeac est également un village animé par ses nombreux commerçants et artistes, charmés par notre cité. De nombreuses animations viennent dynamiser le centre-bourg et attirent des visiteurs d'horizons différents. Son marché du dimanche matin est réputé dans toute la région, il offre une grande diversité de produits et s’étend dans de nombreuses rues et places du village !
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Historique de la cité d'Issigeac
Issigeac, situé aux confins de la Dordogne et du Lot-et-Garonne, est une cité médiévale qui fait exception au milieu de toutes les bastides avoisinantes, fondées elles, aux XIIIe et XIVe siècles. D'importants vestiges gallo-romains remontant aux IVe siècle ont été découverts en 1994 entre l’église et la maison des Dîmes. Détruits par les wisigoths, ils laissèrent place au VIe siècle à une cité mérovingienne. Le village s'est développé au XIIIe siècle en même temps que les bastides voisines.
Les bases des maisons de pierre sont du XIIIe siècle tandis que les parties supérieures sont datées du XVe siècle, reconstruites après la guerre de Cent Ans.
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2 Château des Evèques
Le château a été construit vers 1660 sur des fortifications médiévales, il est inscrit aux monuments historiques. Il révèle les caractéristiques de l'architecture classique française : sobriété, symétrie, ordre, clarté. Son allure est cependant adoucie par les deux petites tourelles rondes accrochées à chaque angle des ailes latérales. Le caveau abritait initialement les cuisines et caves. Après la seconde guerre mondiale, il servit de salle de cinéma ainsi que de club des jeunes. Aujourd'hui, le château abrite l'Office de Tourisme et des salles d’exposition dans ses caves voûtées. Un comité constitué des habitants du village a vu le jour en 2019 afin de proposer un projet de restauration et de réaménagement du Palais des Évêques. Plusieurs propositions ont été émises tant au niveau architectural que culturel afin de donner un sens et une utilité au devenir du château.
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3 La maison des Dîmes
La maison des dîmes a sans doute servi de maison épiscopale du XIVème au XVIème siècle. Au XVIIème siècle, l’évêque de Sarlat fera construire l’actuel « Palais des Evêques » et son ancienne demeure abritera le prévôt, cumulant les fonctions de maire et de curé, jusqu’à la Révolution. La maison sera vendue comme bien national en 1793. Le nom « maison des dîmes » est un nom donné au XXème siècle. La dîme était un impôt dû à l’Eglise. Il représentait 10% des récoltes. Ce nom a été donné du fait de l’imposante toiture de cette maison, qui rappelle les granges dimiaires. Il s’agit d’une toiture de type périgourdine haute de 13 mètres ! Sa charpente est un chef d’œuvre que les propriétaires font volontiers visiter. Dans la cave de l’auberge Les Dîmes, des fouilles archéologiques menées en 2019 ont mis au jour des vestiges gallo-romains, ainsi qu’un sarcophage mérovingien.
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4 Eglise Saint Félicien
L’église dont ses fondations datent du XIe siècle, fut détruite après le pillage de la ville en 1437. L’église fut reconstruite par l’évêque Armand Gontaut de Biron jusqu’en 1527. Nous retrouvons les armes de ce dernier sur plusieurs piliers. Elle fut pillée et en partie détruite de nouveau par les protestants en 1561. C’est une église de style gothique finissant. Son portail avec ses voussures bordées de grandes torsades caractérise la Renaissance. Elle est classée Monument Historique ainsi que les grandes statues de bois polychromé du XVIIe siècle.
Remarquez sous le porche les têtes sculptées en pierre. Vous en trouverez également en haut du clocher.
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5 Rue de la Paix
En arrivant rue de la Paix, méfiez-vous du mur qui a des oreilles et ne vous avisez pas de lui serrer la main ! Elle est très fragile.

Remarquez l’ancien Café de la paix.
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6 Pierre à évier
Une pierre à évier est une énorme pierre qui faisait partie du mur avec à l’intérieur un espace creusé pour récupérer l’eau, il s’agit de la cuisine. Puis un canal creusé de sorte à évacuer cette eau sur l’extérieur. Dans la plupart des villes, ces pierres ont été cassées. Mais dans les villages, la plupart sont encore visibles, du moins à l’extérieur.
Une autre manière d’évacuer les eaux usées : les andrones. On les retrouve dans les villages médiévaux et dans les bastides.
C’est un petit espace entre deux maisons qui permet l’évacuation des eaux usées via les pierres à évier. Les latrines étaient composées de deux corbeaux en pierre avec dessus une planche de bois avec un trou, le tout habillé de bois de manière à faire ses besoins de l’intérieur et cela tombait dans l’androne. Malheureusement, la majorité des andrones ont disparu. Elles ont été fermées voire murées.
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7 Maison champignon
Cette jolie maison originale tient son nom de sa forme. Elle sépare la rue Bari Paliou en deux et est posée comme un îlot. Elle est évasée sur les côtés. Ces larges encorbellements de pierre permettaient le passage des charrettes.
Elle abrite une sculptrice qui travaille la pierre et le vitrail. Juste à côté, une potière et un peintre. Issigeac s'énorgueille d’accueillir le plus grand nombre d’artisans d’art du département.
Bari Paliou signifie “barrière de pieux” car nous sommes à proximité de l’enceinte de la cité.
Nous observons une androne côté ouest.
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8 Rue de Cardénal
Lorsque l’on regarde vers l'extérieur de la cité depuis la rue Sauveterre, on observe à droite une mise en alignement des maisons, réalisée au XIXe siècle pour élargir la rue. Le trottoir au sol marque l’emplacement des anciennes façades reculées d’un mètre. En face, les maisons à pans de bois et encorbellement du XIIIe siècle ont pu être préservées.
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9 Rue de l'Oustal
Il s’agit d’un lotissement médiéval typique du XIIIe siècle. Ce sont de petites maisons semblables, avec un rez-de-chaussée en pierre qui abritait l’atelier, le commerce ou l’écurie. L’étage, dont la structure est en pans de bois, servait d’habitation.

Après avoir traversé la sur de l’Oustal, on arrive rue Sauveterre face à l’ancienne gendarmerie. Installée au début du XIXe siècle , elle a été transférée dans le milieu années 70 route de Saint Aubin de Lanquais à la sortie du village.
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10 Passage des sorcières
Les sorcières d’Issigeac sont contemporaines. La propriétaire du terrain était médecin homéopathe, souvent qualifiée de sorcière, tout comme une de ses amies, ancienne institutrice et guérisseuse, que les enfants surnommaient « gomi-goma » car elle soulageait les petits bobos. Cette dernière a inspiré Michel Jeury pour l’écriture de l’un de ses nombreux romans à succès, La Grâce et le venin. Mais avant de décrire le terroir, Michel Jeury était surtout connu comme une référence de la science fiction (SF) française, au point qu’Issigeac fut décrit comme un lieu de pèlerinage de la SF dans les années 1970 : simples fans comme auteurs confirmés venaient rendre visite à celui que l’on considère encore aujourd’hui comme le Philip K. Dick français.
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11 Maison de la Saucisse
C’est une maison typique d’un commerce du XIIIe siècle, avec une chambre froide au rez-de-chaussée et un escalier menant à la boutique.
Notez au début de la rue sur la plaque rouge, l’histoire de Suzanne Tessier dite “la saucisse”.

Place Mestraillat, on remarque une pompe qui correspond en fait à un ancien puit qui se situait à l’intérieur d’une maison. Pratique très courante durant l’époque médiévale.
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12 Maison des têtes
La maison des têtes a été estimée comme datant du XVe siècle. Elle a été construite en plusieurs fois car la partie inférieure est plus ancienne. Elle est inscrite au registre des Monuments Historiques. Il s’agit d’un ancien commerce dont on retrouve au rez-de-chaussée de grandes arcades ogivales médiévales abritant la boutique. À l’intérieur, elle possède une cour centrale.
L’habitation se trouve au premier étage, l’étage noble.
La façade de cette imposante demeure comporte en son dernier niveau, en dessous de l’appui des fenêtres, des têtes grotesques et grimaçantes en bois. Ces têtes rappellent celles présentes sur l’église. Dans l’angle de la maison, une petite sculpture de pierre représente un animal hybride nommé le « Monsieur d’Issigeac ».
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13 Le doyenné
C’était la maison du doyen (curé et seigneur d’Issigeac) jusqu’au XVe siècle. Ces maisons fortifiées du tour de ville devaient laisser le dernier niveau libre pour permettre aux guetteurs de passer d’une maison à l’autre, il s’agit de l’ancien chemin de ronde.
On remarque également au premier niveau des meurtrières qui été sur l’ancien rempart aujourd’hui disparu. Ces éléments défensifs étaient indispensables afin de protéger la cité.
La cité était protégée par un fossé situé à environ 25 mètres du mur d’enceinte tout autour du village. En contrebas du bâtiment, le lavoir est alimenté par une ancienne source du fossé.
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14 L'ancienne Prévotée
Une maison se distingue des autres, notamment par sa construction de pierre en surplomb : un pigeonnier. Il s’agit de l'ancienne Prévôté, datée du XVe siècle, c’est là que vivait le prévôt (religieux qui administrait la ville) jusqu'au XVIIe siècle environ.

Cette demeure a été agrandie au XVIIe et XVIIIe siècle. C’est également une chartreuse, qui correspond à une maison de maître rurale. Elle est construite sur de hautes caves et elle est fortement rectangulaire. Nous retrouvons des éléments architecturaux typiques des chartreuses : épis de faîtage, génoises, pigeonnier, balustrade, pavillons d’ailes, puits, parc..
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